
4/7/08 -YEROUCHALMI®N°54 -1 Tamouz 5768
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AU SOMMAIRE DU YEROUCHALMI ® N°54

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1. France battue, France xénophobe
Les défaites consécutives de
2. Une pensée juive, authentique et fraîche!
A l'Institut d'Etudes Lévinassiennes on trouve des pensées en français, renouant avec le niveau de "l'Ecole de Paris" ainsi qu'avec les interprétations authentiques des textes juifs. Il édite les " Cahiers de l'Institut d'Etude Lévinassiennes" N° 6, sur le thème de l'Universel. Ces Cahiers, créés par Benny Lévy (zl), BHL et Alain Finkielkraut sont dirigés par notre ami René Lévy, Docteur en Philosophie, talmudiste et fils de Benny Levy.
3. Les juifs sont Jérusalem.
Jérusalem est Yerouchalaïm, Yir Chalom / ville de la paix! Isaïe lui promet consolation : Vers elle paix et gloire des Nations, vous y serez allaités, portés sur les bras, et consolés. Aux XIXe et XXe siècles 75% des habitants y étaient juifs.
4. Obama plus pro-israélien que Bush?
Si Obama adopte une posture de « rupture » par rapport à Bush, prônant le désengagement irakien, des éléments de continuité se dégagent sur la question palestinienne. Sa quête des voix ne permet pas de garantir la sincérité de ses propos, mais ceux-ci demeurent des engagements publics forts. Les deux seules mentions du terme « droit» de ses discours se rapportent à Israël avec son «droit à l’existence» et son «droit à la sécurité».
5. Israël, Economie, Technologie et… Talmud
Israël en pleine forme : Son excellent classement mondial ; le premier champ solaire du monde en Israël; Sciences et Talmud selon une étonnante étude d'anciens d'HEC.
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Numéro 54. Plus d’un an de parution et quel développement réussi !
Yerouchalmi dépasse les 6000 emails inscrits, et de ce fait a obtenu les moyens de développer son site Web :
yerouchalmi.com . Nous restons à votre service, lecteurs intéressés par l’amour d’Israël ainsi que par les valeurs du judaïsme, qui assurez le succès de Yerouchalmi en l’encourageant.
Le Directeur, Félix Perez. yerouchalmi@club.fr
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1. Battue depuis 2 siècles,
Reformulé par www.yerouchalmi.com de René Naba, ancien responsable du monde arabe à l’AFP. Les défaites consécutives de
Deux
Ne nous en déplaise, la dernière victoire militaire française remonte à Austerlitz, il y a deux siècles !
(a) les déconfitures de Waterloo face aux Anglais, (b) de Sedan face aux prussiens, (c) du Soudan…
(d) A Verdun, les américains, venus mourir en nombre pour une cause totalement étrangère, sauvent
(e) En 1940, nouvelle défaite et collaboration totale, malgré l’illusion que veut donner De Gaulle et sa poignée de fidèles avec l’aide du juriste juif Cassin qui habille juridiquement une France légitime à Londres…
(f) Puis c’est l’Indochine et la râclée de Dien Bien Phu, (g) la torture et la débâcle en Algérie,
(h) la fuite de l’Afrique, (i) du Liban notre protégé théorique dont on n’assure même plus la protection…
(j) Jusqu’à l’Afghanistan et le Charles de Gaulle en panne d’hélice et, enfin,
(k) une armée qui se rebelle dans la presse contre l’Etat (les Généraux lâchement signant « Surcouf »).
La crispation face à ses défaites Cette hécatombe fait l’objet d’un déni bien français de réalité, qui ne peut cependant empêcher une crispation identitaire en réponse à cette impuissance vécue inconsciemment. L’histoire d’aujourd’hui est la mémoire de demain et il importe d’être vigoureux dans la dénonciation des dérives pour prévenir les réminiscences de la mémoire future.
Les juifs y trouvent une source de la xénophobie anti sioniste de jalousie envers Israël.
Les arabes sentent dans l’analyse ci-dessous qu’ils font également les frais de cette crispation.
Un très vieux racisme.
Nous sommes le premier pays à avoir institutionnalisé la terreur en 89, le pays de la codification discriminatoire : « Code Noir » de l’esclavage, «de l’indigénat » en Algérie, (avec les « expositions ethnologiques » ancrant dans l’imaginaire du tiers monde l’idée d’une infériorité des « peuples de couleur».Dans le même temps, ces mêmes « sous-hommes », auront été envoyé à la mort dans des conflits qui leur étaient totalement étrangers. « Bougnoule » tire ainsi son origine du sacrifice des soldats basanés : « Aboul Gnoul, apporte l’alcool », le breuvage galvanisateur de l’assaut mortel des lignes ennemies, synonyme de bicot ou raton.
Les premiers travailleurs immigrés, des Kabyles, arrivent dès 1904 et
A l’instar d’une cotation boursière sur un marché de bétail, les travailleurs coloniaux font l’objet d’une notation en fonction de leur nationalité et de leur race : le Kabyle invariablement noté 5/20, l’arabe 4/20 et l’Indochinois 3/20. Dans l’entre-deux guerres,
A la différence des immigrés d’Italie ou Pologne, les Maghrébins font l’objet d’une attention spéciale des pouvoirs publics : un « Bureau de surveillance et de protection des indigènes, chargé de la répression des crimes et des délits » est constitué en 1925, indigne précurseur du «service des questions juives » de Vichy.
Un racisme qui subsiste
De la crise pétrolière de 1973,
5 siècles de colonisation n’ont pas pu banaliser la présence des « basanés », de même que 13 siècles de présence continue avec ses 5 vagues d’émigration A l’entame du IIIe millénaire, la «patrie de la mémoire courte» souffre d’un blocage culturel et psychologique marqué par l’absence de fluidité sociale. Reflet d’une grave crise d’identité, ce blocage est, paradoxalement, en contradiction avec la configuration pluriethnique de la population française, avec l’apport culturel de l’immigration ou avec les besoins démographiques de
Enfin
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2. Une pensée juive, authentique et fraîche! www.yerouchalmi.com
Yerouchalmi adapté et complété du Monde Juif
L'Institut d'Etudes Lévinassiennes est un endroit où il est possible de trouver des pensées en français, renouant avec le niveau de "l'Ecole de Paris" ainsi qu'avec les interprétations les plus authentiques des textes juifs.
Il édite les " Cahiers de l'Institut d'Etude Lévinassiennes" N° 6, sur l'Universel. Ces Cahiers, créés par Benny Lévy (zl), Bernard Henry Lévy (BHL) et Alain Finkielkraut sont, comme l'Institut, dirigés par notre ami René Lévy, Docteur en Philosophie (talmudiste et spécialiste de Maïmonide et de Paul) et fils de Benny Levy.
- Jean Claude Milner explique, dans ce numéro, que sa réflexion a été transformée par la question de Benny Lévy : pourquoi l’Universel jouit-il de tant de prestige chez les philosophes ? Pour Milner la notion équivoque de l’Universel, avec son obscurité et sa confusion, contredit, son aspect de support principal de la clarté et de la distinction. Celui qui parvient à brandir le mot d'Universel l'emportera toujours dans un débat (NDLR : comme le montrent les adversaires de la laïcité ouverte, hostiles à permettre aux étudiants juifs pratiquants à poursuivre leurs études en France, seul pays occidental dans ce cas !). Milner montre comment il est possible de tranformer ce concept en une arme de type café du commerce. Il explicite la différence entre la priorité que l’on ne donne pas assez à l'intense sur le nombreux ; la comparaison fait clairement allusion au fait juif, qui devrait jouer un rôle fondamental dans la perception de cette notion difficile qu'est l’Universel. www.yerouchalmi.com
- BHL analyse la récente édition d'Etre juif de Benny Lévy. Pour critiquer les travaux juifs de Lévinas, il fallait: (1) avoir un cerveau bien structuré et une capacité d'analyse, (2) une maîtrise de la pensée occidentale, (3) une maîtrise du Talmud. Les Yechivot disposaient du critère (3), parfois des personnes dignes du (1), mais n'avaient pas l’ouverture sur la culture occidentale pour traiter un sujet étranger à leurs buts. Les intellectuels juifs parisiens qui, depuis les années 70, s’étaient intéressés au judaïsme, avaient, quant à eux, laissé hors de leur portée le Talmud dont la barrière d’accès est compliquée à franchir avec sa dialectique et sa concision.
Benny Lévy, disposait, lui, de ces trois qualités, la troisième, acquise durement à plus de 35 ans, dans les Yechivot de Strasbourg et de Jérusalem, le laissant ainsi seul en mesure de critiquer Lévinas, monument de la pensée juive qui pouvait donner aux joutes du Talmud un sens pour un français du XXe siècle.
Dans Etre juif, il attaque durement l’œuvre juive de Lévinas, en pointant les paradoxes qu’il y détecte. A force de répéter que l'élection n'est ni un privilège, ni un droit, mais un surcroît de devoir ; qu'il suffit, pour se dire Juif, de respecter quelques prescriptions, on aboutit à une définition assez réductrice du judaïsme.
BHL ressent le même malaise à la lecture de Difficile Liberté, que devant Mendelssohn qui réduisait le judaïsme aux modes de son temps : modernité, libre examen, liberté de l'esprit. Ou que devant ces grands Israélites français, dont les positions rendaient le judaïsme indolore en en réduisant le message prophétique à un succédané de
- La «Re lecture Talmudique» de Jérôme Benarroch ne manque pas d'audace dans sa critique de Lévinas. Le jeune agrégé de Lettres et connaisseur du Talmud, analysant un texte sur le rôle de la fermme dans le judaïsme des Lectures Talmudiques, soumet les trois thèses du Maître à questions : a) l'égalité de valeur homme /femme,
b) le caractère secondaire de la différence sexuelle, c) la nécessité de la hiérarchie sexuelle ou de la dépendance pour asseoir une relation stable entre homme et femme.
Benarroch y objecte des arguments pertinents.
1) Il dénonce la distance de Lévinas envers le désir érotique, pourtant reconnu comme fondamental dans la compréhension de la différence sexuelle ; 2) Il s’étonne de ce qu'une dépendance puisse garantir une relation stable, la révolte régulière des dominés prouvant le contraire ; 3) Le Talmud évoque la création de la femme, faite, selon
Et Benarroch de déployer une pensée innovante et complexe de la relation homme/ femme. Pensée talmudiquement et intellectuellement satisfaisante, en ces temps de privation du droit des femmes dans certaines contrées, et de suppression des différences ontologiques homme/ femme afin de faire exploser l’organisation sociale.
Il n'est certes pas agréable pour un lévinassien de s'entendre dire que son maître est christianisant ou bien pensant, mais c'est le prix à payer pour proposer de nouvelles pistes aux amateurs de pensée juive ou de Talmud.
- Une mention pour René Lévy sur Paul, qui convoque des textes talmudiques qu'on n'a pas l'habitude de croiser, mais qui explosent à la figure parce qu'ils touchent à ce qu'il y a de plus intime pour un juif pratiquant. NDLR : Un livre novateur sur Paul, judaïsme et christianisme sera publié par notre ami René Lévy, rare connaisseur du Talmud comme des texctes chrétiens, ce qui lui permet d’appréhender ces derniers dans le contexte de leur origine.
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3. Les juifs sont Jérusalem www.yerouchalmi.com
www.yerouchalmi.com +adaptation Loïc Le Méhauté© Echo d’Israël
Jérusalem, en hébreu, Yerouchalaïm = Yir Chalom / ville de la paix, fut réduite en cendres au cours de 20 conquêtes successives! Cependant, Isaïe (66) lui promet consolation : Voici que je dirigerai vers elle la paix et la gloire des Nations comme un torrent débordant, et vous y serez allaités, portés sur les bras, et consolés.
Au XIXe et au XXe siècle les deux tiers de ses habitants étaient juifs.
Chroniques 141, Jérémie 100, Rois 82, Isaïe 57, Zacharie/Ezra 44, Néhémie 34, Samuel/Ezéchiel 30, autres 80.
Elle n’est citée dans
Dans
Dans la littérature juive, les sages l’exaltent : je n’entrerai pas dans
Les artistes juifs exaltent et idéalisent la cité de D. ieu. En 1967, le chant Yerouchalaim chel Zahav (Jérusalem, ville d’or) de Naomi Shemer, remporte le Festival d’Israël. Jérusalem, grâce à ses constructions en pierres calcaires, conformément à l’ancienne loi britannique, devient or au soleil, argent au clair de lune : Celui qui n’a pas vu Jérusalem dans sa splendeur n’a pas vu une belle cité » (Souka 51b).
Les Nations s’assembleront contre elle et cette ville deviendra une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, une pierre lourde à soulever pour tous les peuples qui la soulèveront et qui en seront gravement meurtris (Za 12). D . ieu ne l’a pas rejetée : Ton créateur est ton époux (Is 54) ou Si je t’oublie Jérusalem que ma main droite se déssèche… (Ps 137), cri repris par le fiancé aux cours du mariage !
Le retour des Juifs sur la terre ancestrale, bien que non majoritairement religieux, tire son nom de Sion. Le sionisme traduit leur aspiration à leur patrie historique et à son ancienne capitale, Jérusalem-Sion.
Pour les juifs du monde comme le rappelaient Ben Gourion, l’actuel gouvernement israélien ou le Grand Rabbin de France Bernheim : Jérusalem est une et indivisible, capitale d’Israël (loi fondamentale de Jérusalem, 1980). L’hymne national le rappelle Aussi longtemps qu’en nos cœurs, vibrera l’âme juive, et tournée vers l’Orient, elle aspirera à Sion, notre espoir n’est pas vain, espérance bimillénaire, d’être un peuple libre sur notre terre, le pays de Sion et Jérusalem (Hatikva). Yerouchalaim Chel Zahav a été proposé comme le meilleur chant des soixante premières années d’Israël : Jérusalem d’or, de bronze et de lumière, pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? Si je t’oublie Jérusalem... toi qui es toute d’or... .
Pour les Juifs du monde entier, leur histoire reste ancrée dans un lieu géographique réel : Israël, avec Jérusalem pour capitale indivisible! Jérusalem est leur identité et ils sont Jérusalem.
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4. Obama plus pro-israélien que Bush? www.yerouchalmi.com
Si Obama adopte une posture de « rupture » par rapport à Bush au Moyen-Orient, prônant le désengagement irakien, des éléments de continuité se dégagent en ce qui concerne la question palestinienne. Sa quête des voix juives (dans son discours au CRIF US, l’AIPAC) ne permet pas de garantir la sincérité de ses propos, mais ceux-ci demeurent des engagements publics forts. Les deux seules mentions du terme « droit » de ses discours se rapportent à Israël avec son «droit à l’existence» et son «droit à la sécurité».
Droit à l’existence d’Israël www.yerouchalmi.com
Génocide juif "donc" Etat d’Israël. Obama se pose en « véritable ami d’Israël » par son rapport personnel au génocide juif. Ses parents avaient combattu et «faisaient partie des premiers soldats dans un camp de concentration». A Yad Vashem, «il a appris l’horreur de l’Holocauste, et la terrible urgence d’effectuer le voyage de retour chez vous, en Israël ». Justifiant le sionisme au nom des horreurs, il rappelle que « ce n’est que quelques années après la libération des camps que Ben Gourion proclama la fondation de l’Etat juif d’Israël ».
Vraies sources du Sionisme. Obama n’ignore pas pour autant le vrai sens du projet sioniste de la fin du XIXe, avec, comme première validation internationale, la déclaration Balfour de 1917 « la fondation d’Israël était juste et nécessaire, enracinée dans des siècles de lutte et des décennies de travail patient ». Il va même plus loin en mettant sur un même plan terroristes et négationnistes, lorsqu’il évoque son refus de toute concession « alors qu’il y a encore des voix qui osent nier l’Holocauste et que des roquettes s’abattent sur Sdérot ».
Droit à
Concernant la sécurité d’Israël, Obama, faisant référence à 20 reprises à la « sécurité d’Israël » et à 11 reprises aux « terroristes qui le menacent » revendique une continuité avec Bush : « Je suis depuis longtemps fier d’être partie prenante d’un consensus puissant et bipartisan aux côtés d’Israël face à toutes les menaces. C’est un engagement que nous partageons McCain et moi, parce que le soutien à Israël transcende les partis ».
Stratégies de paix
Retrait US d’Irak. Malgré cet accord, c’est là que porte sa critique : il dénonce « l’idée trompeuse selon laquelle la politique étrangère US aurait rendu Israël plus sûr ». L’environnement d’Israël est, selon lui, devenu de plus en plus hostile, notamment en raison de la guerre en Irak qui a contribué à déstabiliser la région et à renforcer le terrorisme. Concernant l’Irak, il prône un retrait progressif des troupes, à mesure que la situation se stabilisera.
L’Etat palestinien, pas un droit. La « Sacro-sainte sécurité d’Israël » demeurant l’élément surdéterminant de sa vision, les Palestiniens n’ont pas « droit à un Etat » mais « besoin d’un Etat », parce que, pour Israël, « une réelle sécurité ne peut découler que d’une paix durable », qui passe par un Etat palestinien « à côté d’un Etat juif, côte à côte en paix et en sécurité », ce en quoi il ne se distingue pas de Bush.
Les palestiniens et le Hamas. « Je me suis opposé à la tenue d’élections, en 2006, dans lesquelles le Hamas était candidat. Mais l’administration actuelle a précipité les choses, et le résultat, c’est que Gaza est contrôlée par le Hamas, et que des roquettes pleuvent sur Israël. Il conseille ainsi aux palestiniens d’éviter les tentations terroristes ou corruptrices : « le peuple palestinien doit comprendre que le progrès ne sera amené ni par de faux prophètes, ni par l’extrémisme, ni par le détournement de l’aide étrangère ».
Un allègement partiel des blocus. Israël devra «adopter les mesures appropriées, en cohérence avec sa sécurité, pour améliorer la liberté de déplacement des Palestiniens et leur situation économique». Mais Obama ne mentionne, dans le contexte actuel, ni le blocus de Gaza ni les 600 checkpoints semble tolérer la «croissance naturelle» des colonies déjà existantes exigeant seulement de ne pas en construire de nouvelles.
Obama : un « meilleur ami » que Bush, pour Israël ?
L’aide militaire. Il entend renforcer la coopération militaire et promet 30 milliards de dollars sur dix ans d’aides directes pour le seul domaine de la sécurité. Il s’agit de « garantir l’avantage militaire pour Israël pour faire en sorte qu’il puisse se défendre contre n’importe quelle menace – depuis Gaza jusqu’à Téhéran». Il propose d’aller plus loin que Bush : «Nous pourrons renforcer notre coopération en missiles de défense en exportant de l’équipement militaire vers Israël, notre allié, dans les mêmes conditions que pour les pays de l’Otan ». Ce statut particulier d’Israël devra être renforcé et, dans une formule qui pourra en étonner plus d’un, Obama reprend à son compte l’idée qu’Israël a plus de droits que les autres pour les institutions internationales : « Je m’élèverai toujours pour soutenir le droit d’Israël à se défendre à l’ONU et dans le monde entier ».
Les réfugiés. «Tout accord avec les palestiniens devra préserver l’identité juive d’Israël». Avec 2 implications majeures : non aux Palestiniens pour qui Israël serait «l’Etat de tous ses citoyens» et non au retour des réfugiés.
Jérusalem. Obama franchit un pas « Jérusalem restera la capitale d’Israël, et devra rester indivisée ». Il reconnaît donc Jérusalem comme capitale, à l’encontre des résolutions de l’ONU, et exclut tout partage de sa souveraineté. Il s’agit pourtant, comme le droit au retour, d’une des revendications majeures et « historiques » des Palestiniens.
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5. Israël, Economie, Technologie et… Talmud Yerouchalmi
Israël en pleine forme : Son excellent classement mondial ; le premier champ solaire du monde en Israël adapté par Yerouchalmi de C. Dupeyron, Les Echos ; Sciences et Talmud selon une étonnante étude d'anciens d'HEC.
Israël en pleine forme ! www.yerouchalmi.com
Le Forum économique mondial publie un indice de compétitivité des différents pays, cumulant des critères de stabilité économique, infrastructures et niveau d'éducation. Les USA sont premiers et
Israël arrive comme l’an dernier dans les premiers 15%, 17ème sur 131, devant
Points forts : Innovation : 5ème ; Marchés financiers : 10ème ; Santé, éducation primaire : 11ème.
Points faibles : Macroéconomie : 61ème* ; Taille du marché : 44ème ; Institutions : 28ème.
* Le Chekel est, depuis un an, la monnaie la plus forte au monde, devant le Peso chilien. Il atteint ses plus hauts historiques du fait de l’excellente économie israélienne en croissance de 5,5% (pour moins de 2% en Europe), des excédents budgétaires (vs forts déficits en Europe, un faible chômage ; le tout associé à des taux d’intérêt hélas trop élevés à 3,5% (pour éviter l’inflation). Le $ vaut 3,3 Chekels (« normal » à 4,5); l’Euro 5,2 (pour 6).
Prudence cependant car plus de 50% du PIB israélien est poussé par les exportations,un niveau élevé du Chekel rend les produits plus chers à l’export, obérant les capacités exportatrices du pays.
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Le premier champ solaire du monde en Israël adapté Yerouchalmi de C. Dupeyron, Les Echos
L’Américain BrightSource Energy et sa filiale israélienne Luz II viennent d’inaugurer leur centre de développement de l’énergie solaire dans le Néguev. Ce champ solaire est une étape essentielle dans le développement de l’énergie solaire dans le monde entier. Il comprend plus de 1600 miroirs de grande taille (héliostats) et une grande tour – la centrale- de 60 mètres de haut surmontée d’une chaudière solaire.
La centrale et les héliostats qui l’entourent concentrent l’énergie du soleil sur la chaudière, en chauffant l’eau qui s’y trouve à 550 C. Dans une centrale commerciale, la vapeur surchauffée destinée aux services publics, sera pompée vers une turbine génératrice d’électricité, avec une efficacité d’exploitation beaucoup plus élevée et un coût beaucoup plus faible que les autres centrales d’énergie solaire. Afin d’économiser l’eau, BrightSource utilise l’air conditionné pour retransformer la vapeur en eau ramenée à la chaudière en une boucle fermée.
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Sciences et Talmud
Selon un groupe d'anciens HEC en Israël, l'étude du Talmud est l'une des clefs du succès de
Devant les acteurs de premier plan de la high-tech israélienne, le Pr Bodenheimer, Président du Collège de technologie de Jérusalem, qui a suivi un cursus associant ingénierie et études bibliques, a rappelé qu'en Israël «l’enseignement comprend
Résultat, « les scientifiques israéliens ont souvent des solutions à des problèmes qui n'existent pas encore ».selon Nava Sofer, Présidente de Yissum - transfert de technologies de l'Université de Jérusalem.
Une situation qui, comme on peut l'imaginer, n'est pas toujours simple à gérer. Mais ouvre la voie à de nouvelles formes d'innovations technologiques.




















